Alexandre Istrati (1915-1991)

Né en Roumanie, le 9 mars 1915, il commence à peindre en 1930. Bachelier en 1932, il est licencié en droit de la faculté de Droit de Bucarest en 1937 et diplômé des Beaux-Arts de Bucarest en 1938. Arrivé à Paris en 1947, il travaille à l’École des beaux-Arts et à l’atelier A. Lhote. En 1948, il rencontre Constantin Brancusi et à sa demande s’installe avec sa femme Natalia Dulitresco, dans un atelier voisin du sien. Le couple travaille avec Brancusi pendant 9 ans jusqu’à sa mort en 1957et sera en charge de la succession Brancusi. En 1953, Alexandre Istrati reçoit le prix Kandinsky et acquiert la nationalité française en 1965. L’esthétisme d’Alexandre ISTRATI est fondé sur l’authenticité et la sincérité, un travail instinctif et spontané qui trouve son équilibre dans la couleur. L’artiste crée ainsi tout un vocabulaire de tâches structurantes, fluides, abruptes et dominées par le hasard ou tout simplement dirigées laissant apparaître des contours, replis et déchirures. Energiques ou souples, très légères, volontairement vagues, ces tâches forment un tout contrôlé d’où émane une grande vérité picturale. La couleur a toujours été à la base de la peinture d’Alexandre ISTRATI, la lumière et ses vibrations en sont d’ailleurs les éléments dominants. Son oeuvre n’est cependant pas facile à cerner et a toujours été en constante évolution. En 1950, ses formes sont libres: une véritable abstraction spontanée. L’artiste discipline ensuite sa palette dans des compositions plus sévères et géométrisantes. En 1954, les couleurs sont vives et bousculent, sans aucun complexe, toute la construction. Alexandre ISTRATI décide ensuite de se priver de toute couleur et se concentre sur le travail de la matière, lourde, longuement remuée et quasi-monochrome pour faire le choix de rester délibérément dans une monochromie de blancs, gris, noirs, rarement teintés. Puis sa construction devient formelle, de nouveau resserrée et finalement insaisissable. En Juin 2006 Alexandre ISTRATI fait partie de l’exposition collective intitulée « L'Envolée lyrique, Paris 1945-1956 » au Palais du Luxembourg.